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La Souffleuse De Vers

of

Aulnay Sous Bois, France

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le reflet

by

La Souffleuse De Vers

Ame grissonante où miroite sans relache
Des effluves de fumées aux lèvres incertaines
Déposant calmement sur le front des peines
Des silences pesants et des soupirs lâches

Le corps est un miroir grossiérement poli
Où s'entremêle le reflet d'un ciel bafoué.
Il aurait pourtant fallu d'une futile éternité
Pour que la fanfare saigne sans bruit.

Et, parmi l'impétueuse et grissonante ivresse,
Se trouverais assis sur son trône d'hiver
Le calme du bruit, le silence éphemére.

Parmi les arbres se consumant de Caresse
Une pensée se repose,délicate fleur déposée
Dans son champs d'infortune qui ne cesse de brûler...


Je pense à lui...

by

La Souffleuse De Vers

Je pense à lui qui souffrait au creux de ma main
Ne comprenant pas ce qui lui arrivait.
Je recueillais son sang comme on recueille la paix
Et ses cris se perdaient, de plus en plus lointain.

Je pense à lui, être fragile ne souhaitant
Que de vivre encore pour voir passer les saisons.
Blottis dans tes rêves, le mal volait ta raison
au gré de mes prières et de mon souffle tremblant.

Je pense à lui, qui se trouve, maintenant, je ne sais où
A arpenter les douceurs qu'on lui avait pris
Les savourant sans la crainte des jours qui fuis.

Je pense à lui, et cette vie perd de son goût.
La mort emporte trop souvent ceux qui jettent leurs armes,
Et qui laissent en partant ceux qui jettent leurs larmes...

Je pense à lui...

by

La Souffleuse De Vers

Je pense à lui qui souffrait au creux de ma main
Ne comprenant pas ce qui lui arrivait.
Je recueillais son sang comme on recueille la paix
Et ses cris se perdaient, de plus en plus lointain.

Je pense à lui, être fragile ne souhaitant
Que de vivre encore pour voir passer les saisons.
Blottis dans tes rêves, le mal volait ta raison
au gré de mes prières et de mon souffle tremblant.

Je pense à lui, qui se trouve, maintenant, je ne sais où
A arpenter les douceurs qu'on lui avait pris
Les savourant sans la crainte des jours qui fuis.

Je pense à lui, et cette vie perd de son goût.
La mort emporte trop souvent ceux qui jettent leurs armes,
Et qui laissent en partant ceux qui jettent leurs larmes...

Mon âme, terrifiante ennemie!

by

La Souffleuse De Vers

Je prends mon âme, etf urieusement, je la tords
Dans tous les sens, dans toutes les positions
Et peu m'importe le prix de cette déraison,
Car je la maltraite pour qu'elle sorte de mon corps.

Mais elle s'accroche à ses parois de chair,
Et je ne sais comment lui faire lâcher prise.
Alors, je l'écrase un peu plus fort, je la brise.
mes efforts redoublés, je tente. En vain.

Elle me brûle, et déchire mon coeur
Comme si toute la douleur y était renversée,
Je cri, je souffre, je pleure,je me mets à prier.

Mais elle me chuchote qu'il n'y a pas de seigneur,
Et que ce corps futile où elle est installée
Est son trône, son domaine, son asile redouté...

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Le nuage voyageur

by

La Souffleuse De Vers

Un épais halo pâle gouverne le navire
Le transportant de flot en flot majestueux.
Et les avirons laissent traîner derrière eux,
Des vagues de soupri, des poussières de désir.

Les voiles triomphantes remplacent l'horizon
Avec leur plis qui dissimulent des rêves.
Le bateau navigue sur un ciel qui ne s'achève
Jamais. Il acoste au port de l'imagination.

Les invisibles matelots jettent l'ancre rouillée
Qui se cogne contre la cime des arbres.
Et l'abordage sur la réalité aurait put être sauvage
Si un brin de poèsie ne l'avait pas habité.

Soudain, ce bateau se transforme et devient
Une sorte d'animal issu des des contes d'enfants.
Sa gueule s'ouvre, avalant les oiseaux tremblants
Qui passent à travers lui comme un souffle divin.

Mais il ne reste pas longtemps cette forme respectueuse
Et change bien vite pour un étrange mirage,
Pour redevenir ce qu'il était avent : un nuage
Juste bon à faire envoler l'âme rêveuse...

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